Du samedi 16 novembre 2019 au dimanche 16 février 2020
Devant la maison l’enfance et de la famille 

Villebon expose l’artiste Kazumi TAI

Né de la volonté des élus de la Communauté d’Agglomération Pars-Saclay de favoriser les rencontres entre les publics et la création contemporaine s’inscrivant dans le champ des arts de l’espace, « SPaCe » se présente comme un projet qui permettra à plusieurs villes de son territoire de bénéficier d’une installation dans l’espace public à l’appui de laquelle se déploiera un programme d’action culturelle de novembre 2019 à février 2020.

En amont de la manifestation fixée au 16 novembre 2019, des rencontres sont organisées en présence des artistes candidats sur les différents sites proposés par chaque commune afin de prendre en considération les spécificités propres au territoire.

Techniciens et artistes élaborent ensemble le projet SPaCe, présenté en extérieur dans l’objectif de favoriser la création d’un parcours inédit permettant au plus grand nombre de partager une expérience originale.

Communes concernées : Ballainvilliers, Bures sur Yvette, Épinay sur Orge, Gif sur Yvette, Gometz le Châtel, La Ville du Bois, Les Ulis, Saulx les Chartreux et Villebon sur Yvette

Qui est Taï KAZUMI : Interwiev

Plasticienne et verrier, elle est l’invitée du Festival des arts éphémères les 30 et 31 mai prochains. Avec ses suspensions aériennes et ses objets en verre, l’artiste japonaise Kazumi Tai va réaliser une oeuvre-ode à la nature, avec la participation des Campinois. Rencontre.

Quel est votre art ?
Je suis plasticienne et verrier. J’utilise des débris, un fragment, une pièce…
une partie de l’univers. Quand j’étais graphiste-illustratrice après
l’Esag1, j’aimais déjà beaucoup travailler avec le volume. J’ai commencé par la sculpture en plâtre et le moulage et, parallèlement, j’ai commencé le soufflage du verre dans un atelier à Paris. Petit à petit, je me suis mise
à travailler la 3D.

Quels matériaux utilisez-vous et pourquoi ?
Chaque matière a son caractère spécifique, je choisis des matériaux en fonction de ce que je veux créer. Mais, c’est le verre le plus souvent. Comme je suis née sur une île au Japon, j’ai une relation particulière avec la mer. Du coup, la beauté transparente et la fragilité du verre m’attirent. J’utilise
aussi le tissu, les fibres de coton, le fil de fer, le papier, le bois… Je suis très intéressée par les matériaux issus de la fabrication textile.

Quelles sont vos influences ?
La nature. Il y a beaucoup de beautés et de formes variées, différentes tous les jours. Je suis touchée par cela et j’admire. Par exemple, le ciel n’a jamais
la même couleur et un simple nuage modifie sa forme. Mes œuvres traduisent cela. La forme du verre change comme le vent ou l’eau :
comme l’eau se transforme en fonction de la météo en pluie, en bulles d’air, en vapeur, en neige, etc. Je veux transporter une esthétique de la nature. Car nous coexistons avec l’animal, la plante, l’insecte… dans l’univers.

Que proposez-vous aux Campinois avec votre atelier participatif ?
J’aime travailler dehors et utiliser des matériaux naturels ; j’aime aussi
la sensation de l’éphémère…  Les Japonais apprécient la fl oraison
du cerisier au printemps. En habitant six ans à Kyoto, une métropole ancienne, je me suis rendue compte qu’au fond de la culture japonaise traditionnelle, l’esthétique éphémère coule. À Champigny, je veux
réaliser un peu de cette esthétique japonaise. Les participants
pourront ajouter leur esprit à la nature, s’amuser des possibilités
des matériaux ou changer les formes.

(1) École supérieure d’arts graphiques
et architecture intérieure
Propos recueillis par Sophie Durat

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